HYMNE AU PRINTEMPS 2016 par l’École Danse Christiane Bélanger et Le Ballet de Québec

C’est ce dimanche 24 avril 2016, à 19h, que le printemps est arrivé à la salle Albert Rousseau avec un « Hymne au printemps » présenté par l’École de Danse Christiane Bélanger et le Ballet de Québec. Dès le début on sentait l’émotion dans l’air lors de la présentation de Christiane Bélanger en particulier parce que ce spectacle a été dédié à M. Yvon Bélanger, premier pianiste de Gilles Vigneault qui lui a légué les gênes musicaux et qui était dans la salle ce soir pour voir cette nouvelle mouture sous la direction artistique de sa fille.

Steve Barakatt Nous avons assisté à la première mondiale d’une nouvelle symphonie de Steve Barakatt qu’il dédie au père de Christiane Bélanger, une pièce aérienne à l’aura magique, qui a charmé toute la salle. Il est suivi par 3 petites ballerines et une poupée, car elle est si petite près des autres (environ 1 1/2ans) et mignonne que la magie opère dès les premières notes. Ensuite la fille de Steve Barakatt, Victoria est éblouissante dans sa robe blanche on croirait qu’elle sort directement d’un livre d’histoire; on dirait Alice au pays des merveilles sortie d’une page enchantée; elle a tellement grandie et évolué dans un an que c’est surprenant et émouvant.

Hymne au Printemps Lorsque l’on voit danser ces petits bourgeons vibrants on sait que peu importe le printemps est arrivé lorsque le Ballet de Québec nous présente cet hymne au printemps avec ses étudiantes prêtent à dévoiler leur acquis de manière à nous charmer. Ces tableaux éclatants nous permettant de nous projeter dans un conte de fées avec de belles chorégraphies ajustées selon l’âge des ballerines qui nous offrent chacune leur cœur, leur passion et leurs espoirs.

Hymne au Printemps Les images projetées à l’arrière, la musique qui les accompagne et les danses présentés nous font ressentir tout l’apprentissage nécessaire au produit rendu, toute la fierté qu’elles ont de tourbillonner que ce soit un groupe de danseuses printanières avec des cerceaux en fleurs dans une cavalcade joyeuse, des princesses qui font des rondes et sauts sur un fond de pirates des Caraïbes, ou de petits cygnes brillants comme de jeunes étoiles faisant leur premier grand ballet devant leur famille qui les applaudissent à tout rompre de les voir battre des ailes en suivant les gestes de leur monitrice.

Hymne au Printemps Les enchaînements sont rapides entre les groupes et les solos qui parfois nous amène une danseuse des 7 voiles très colorés qui tournoient avec un goût d’au delà. Sur une route rapide, les boutons de roses nous arrivent tournoyant sur elles-mêmes avant de faire leur ronde et entrouvrir leur pétales nous montrant les espoirs de demain nous saluant à leur tour. Donc en solo ou en envol comme des papillons, elles s’envolent à la conquête du rêve. Sauts, grands écarts, princesses ou petit lapin qui s’élancent à l’aventure sur une musique douce ou enlevante selon le moment; ouverture florale ou château magique, les belles ballerines sont aussi brillantes que leurs costumes les mettant en valeur, on demeure dans une vague enchanteresse.

Hymne au Printemps Tour à tour elles seront mises en valeur qu’elles soient princesses, corsaires, danseuses à l’éventail, gitane ou fée de la belle au bois dormant, plusieurs personnages se retrouvent sur scène nous donnant parfois un avant-goût de programme à venir comme le Ballet Blanche Neige et les sept nains (adorables) qui sera présenté le dimanche 27 novembre 2016 à 15h. On saute d’un univers à l’autre, d’un fond marin à un floral, d’une musique enjouée à un air classique dansé sur des poussières d’étoiles avec une finale éclatante mélangeant les niveaux secondaires, primaires, le collégial et le volet élite qui nous démontrent que le rêve de la petite fille qui veut devenir ballerine est loin d’être mort car grâce à l’aide de visionnaire comme Christiane Bélanger qui y consacre toute son énergie en offrant multiples volets, spectacles et concours, on peut espérer que Québec devienne l’une des capitales de la danse classique et que le rêve devienne réalité.