MARIE-JOSÉE LORD – FEMMES présentée au Palais Montcalm!

En cette soirée du 11 juillet 2018, disons que le spectacle « Femmes » de Marie-Josée Lord tranche franchement sur l’effervescence qui se passe à l’extérieur sur la scène de Place D’Youville du Festival d’été de Québec ce qui rendait l’accès au Palais Montcalm assez difficile pour y stationner car à partir d’un certain moment ils ont fermé l’accès des rues, ce qui a retardé de 10 minutes le spectacle pour donner la chance aux spectateurs d’arriver et de ne rien manquer.

Marie-Josée Lord - Femmes Ombrage Toujours aussi dynamique et naturelle, Marie Josée Lord s’est présenté avec ses trois musiciens (piano: Hugues Cloutier, violon: Uliana Drugova, violoncelle: Suzanne Villeneuve) dans une atmosphère feutrée et intime où elle nous raconte ce que représente la femme pour elle et ce selon les saisons, les époques, le temps passé et les opéras rencontrés qu’elle chantera pour nous ce soir. Elle a eu la générosité de remettre un album intitulé « Marie-Josée Lord -Femmes » enregistré avec l’Orchestre symphonique de Laval avec des pièces de Verdi, Puccini et Massenet, sous la direction d’Alain Trudel remis à chaque personne dans la salle.

Marie-Josée resplendissante sous une luminosité clair de lune de la Salle Raoul Jobin, a débuté par le concerto pour une voix de st-preux, comme pour réchauffer sa voix dans ce magnifique exercice, nous montrant à quel point sa voix est élastique, montant dans les plus hautes stratosphères. Elle nous dit qu’elle nous chantera l’amour, la vie, la mort et même le vieillissement fait partie des quatre thèmes abordés ce soir. Pour elle, la femme est une créature humaine assez exceptionnelle, versatile, forte, ensorceleuse, séductrice, manipulatrice, maternelle, fragile; on la chante, on la critique, elle est une source intarissable d’inspiration.

Marie-Josée Lord - Femmes Ombrage Comme l’a si bien décrit la Piaf, l’amour peut être rose dès le départ, peut être fou et elle interprète magistralement « La vie en rose » qui nous transporte et que ses fans chantent avec elle sous son invitation de nous laisser aller. Elle en a long à dire sur le sujet et chacune des pièces est présentée de façon originale, parfois ce sont des anecdotes relatives à l’opéra mis en lumière, parfois la traduction de l’intention de la pièce ou simplement ce qui l’inspire. Pour les noces de Figaro « Dove sono » elle nous parle du droit de cuissage à l’époque pour que l’on comprenne mieux le sentiment de la chanson.

En prestation surprise elle a invité deux chanteuses d’opéra soit : Émilie Baillargeon et Stéphanie Lavoie qui ont interprété 4 chansons durant la soirée dont un duo « Prendero quel brunettino » sur les amours volages ainsi que le « duo des fleurs » de Puccini. Au contraire c’est l’amour de Madame Butterfly qui épate la galerie lorsque la voix de Marie-Josée s’élève dans cet hymne à l’espoir (Un bel di, vedremo) avec une voix puissante parfaite pour la grandeur de l’amour contenu de cette fidèle. On la voit aussi coquine et qui s’amuse à chanter dans « J’ai deux amants » nous rappelant parfois que les hommes sont bêtes.

Marie-Josée Lord - Femmes Ombrage Pour la deuxième partie, quelle prière fervente avec « Ave Maria » puis de Pucini « Quando m’en vo » soulignant la coquetterie de la femme qui parfois pousse à des folies. Elle laisse ensuite la scène à ses deux invitées qui nous chante un extrait de My fair lady « I could have danced all night » tout simplement charmant. Ensuite Marie-Josée nous parle de la maternité, du lien filial provenant de la tragédie « Senza Mama » avant d’aborder la vieillesse , un mot qui fait parfois frémir devant le miroir traduit par « Dis moi que je suis belle » puis c’est fini…avant les rappels débutant avec un intro de violon hypnotique « You raise me up » par le duo magnifique d’Émilie et Stéphanie puis Marie-Josée avec « Et maintenant » de toute beauté comme tout le programme de la soirée.