OSL- De la symphonie Fantastique à «Venez chanter Noël»!

Ce concert était spécial pour bien des raisons, tout d’abord car nous étions invités à venir chantez Noël avec les musiciens de l’Orchestre Symphonique de Lévis puis parce que l’on a souligné les 90 ans de Raymond « Buddy » Couture, contrebassiste, en lui remettant des fleurs puis en donnant du temps au présentateur de la soirée Roger Parent de Logisco qui nous parle de l’impact de la musique sur la vie, tout comme le fait l’OSL depuis 32 ans en vivant sa passion et nous parle également de sa fondation « Élizabeth et Roger Parent » dédiée aux aînés.

Orchestre symphonique de Lévis Ombrage Même le début de la soirée est aussi très spécial car on rend un hommage musical à un musicien ayant perdu sa bataille contre le cancer en juin dernier soit Charles Lord (altiste); un moment solennel in memoriam très émouvant. Ensuite les musiciens enchaînent avec « La 7e symphonie, allegretto » se Beethoven un mouvement lent qui nous permet de voir la puissance et le style de Beethoven . Le maestro Gilles Auger nous explique les choix de ce soir et la comparaison avec Berlioz, tout un contraste, un monde de différence entre les deux styles du traditionnel à la démesure.

C’était la première symphonie à programme avec une histoire à la base qui est complètement disproportionnée par la consommation d’opium qui lui a fait voir la vie et la musique sous un autre jour. Berlioz cherche les couleurs en offrant un kaléidoscope musical sans égal dans cette symphonie en 5 mouvements. Dès le départ on ressent la joie euphorique du compositeur, son sens de la découverte, sa curiosité et son plaisir qui augmente au fur et à mesure que son rêve se déroule par vagues ascendantes qui explosent à certains moments ne pouvant plus se contenir. Ce dynamisme se retrouve dans les mouvements du maestro qui s’amplifient en grandeur et rapidité selon le moment.

Orchestre symphonique de Lévis Ombrage Le 2e mouvement nous fait entendre la harpe qui nous montre le bonheur et ouvre la danse d’amour, un peu empressée mais combien passionnée, si belle que l’on voudrait se joindre au bal. La musique princière nous fait ressentir la grâce et la beauté. Puis en 3e c’est la promenade dans les champs ou le haut bois nous fait entendre le berger dans les prés, une tranquillité précaire. On sent une certaine anxiété, un questionnement incessant et un changement d’idée avec grondement des timbales, puissance de l’orage qui se prépare au loin. En 4e, la perte de son bel amour, la responsabilité ressenti pourrait faire perdre la tête à plus d’un, très puissant, à réveiller un mort. En 5e, la surprise de voir sa belle autrement, devenue diablesse dansant avec les squelettes et donnant une finale complètement démesurée et grandiose.

Après la pause, enfin on peut chanter Noël grâce à la direction du nouveau chef en résidence, Félix Sainte-Marie, qui nous présente avec les musiciens le « Christmas Festival » de Anderson soit un savant mélange de musique traditionnelle américaine partant de « Silent Night » avec jolies cloches en passant par un « Jingle Bells » aérien puis une version symphonique de « Adeste Fideles » magistral qui nous met dans l’esprit de Noël.

Orchestre symphonique de Lévis Ombrage Ensuite ce sont des extraits de la « Suite de Noël Auger » soit 6 chansons merveilleuses qui nous permettent de joindre nos voix à celle des instruments de l’OSL grâce à un livret de paroles qui nous est remis. Les cœurs joyeux s’amusent donc à chanter « L’enfant au tambour », « Adestes Fideles », « Sainte Nuit », « Promenade en traîneau », « Noêl Blanc » et « Les anges dans nos campagnes » avec des Glorias enthousiastes qui fusent de partout; et comme on n’en n’avait pas assez, on revient en rappel à Sainte nuit nous mettant vraiment dans l’ambiance de Noël qui approche à grands pas. Comme on a tous bien chanté, la majorité ont promis de revenir au concert de Noël l’an prochain pour avoir le plaisir de partager cette expérience à nouveau avec d’autres amis…Joyeux Noël et Bonne Année 2018.