CINÉDANSE QUÉBEC 2015 soirée d’ouverture grandiose et plus encore

C’est ce jeudi 24 septembre 2015, à 19 h, qu’a eu lieu à l’auditorium Roland-Arpin du Musée de la civilisation à Québec, la soirée d’ouverture du grand événement Cinédanse Québec 2015, animée par Sébastien Diaz. Pour nous mettre dans l’ambiance de la danse on nous présente Serpentine et Between en première partie.

John Blouin, un artiste de Québec, a imaginé et conçu une performance inspirée du célèbre Danse Serpentine (1896) des frères Lumière dansé par la gracieuse Loïe Fuller. Sa création a été interprétée par la danseuse Ariane Voineau. Puis, suivra le court métrage Between de Marites Carino, un film méditatif où un être surnaturel (rappelant une Sylphide) ondule et dérive entre deux mondes et deux temps.

Loïe Fuller Danse à la fois étrange, fascinante presque dérangeante. Ce style de danse aux accents projetés sur grand écran est un kaléidoscope de formes à l’infini se déployant sous le mouvement principal qui donne des effets dégradés dans la douceur, la noirceur jusqu’au blanc immaculé. Très ingénieux, surprenant tant visuellement que musicalement.

Sylvain Bleau, directeur de Cinédanse 2015 nous donne envie de danser avec les images qu’il impose de par son discours passionné, de la façon dont il décrit la danse, les mouvements souples que nous verrons bientôt traduits de façon majestueuse par celle qui inaugure le festival, soit la grande danseuse indienne Shantala Shivalingappa qui a travaillé avec Maurice Béjart, Pina Bausch, Peter Brook et Sidi Larbi Cherkaoui.

Avant la projection, Shantala Shivalingappa interprète pour nous la pièce Solo qu’elle a co-créé avec la célèbre chorégraphe Pina Bausch auprès de qui elle a longuement travaillé, numéro que l’on revoit dans le film d’ailleurs. Lorsqu’elle danse, ses mouvements dégagent une telle liberté, une telle grâce qui transposent ses sentiments avec intensité sur chaque note qu’elle nous hypnotise littéralement – on ne peut détacher nos yeux de ce corps, ses mains et pieds qui expriment tout un monde de richesse, d’histoires et légendes, de poèmes ou de prières.

Shantala Shivalingappa Le documentaire Shantala, du réalisateur québécois Ezra Belotte-Cousineau, a été également présenté en première nord-américaine. Le cinéaste a suivi la chorégraphe-interprète dans le cadre de l’une de ses tournées internationales. On y voit le parcours de la jeune danseuse, ses réflexions et son cheminement de carrière qui explose sans arrêt et qu’elle vit sereinement en s’épanouissant sous la direction de plusieurs grands maîtres.

Shantala Shivalingappa, d’origine indienne et désormais installée à Paris, allie dans sa pratique la danse contemporaine et le Kuchipudi, une danse traditionnelle du sud de l’Inde. Elle est invitée à danser aux quatre coins du monde. Sa démarche est empreinte d’une spiritualité profonde, mais discrète. Elle se démarque par sa personnalité rayonnante, par sa créativité à la frontière de ses deux cultures et par une grande virtuosité.

Après la projection, Shantala Shivalingappa a participé à une discussion avec le public et on y apprend que le vendredi 25 septembre, de 10 h à 11 h 30, Shantala Shivalingappa donnera une classe de maître sur le Kuchipudi aux étudiants de l’École de danse de Québec. Le public est invité à devenir témoin de l’apprentissage des étudiants. Gratuit.

Shantala Shivalingappa Tout un programme à suivre pour le week-end pour le Cinédanse Québec 2015 qui débutait le 24 septembre jusqu’au 27 septembre 2015 ; à voir sur le site du Musée de la Civilisation ou sur celui de Cinédanse 2015 pour horaire journalier et achats de billets.