Musée national des beaux-arts du Québec, exposition «Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps» !

Musée national des beaux-arts du Québec Ombrage Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) accueille du 26 février au 12 octobre 2026 l’exposition Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps. Première canadienne d’une tournée internationale qui l’a menée dans 17 villes, de Bilbao à Québec, cette exposition d’envergure réunit une sélection d’œuvres représentatives de la sculpture hyperréaliste à l’échelle nationale et mondiale. À travers une quarantaine d’œuvres au réalisme époustouflant, réalisées par 35 artistes d’ici et d’ailleurs, elle retrace l’évolution de la figure humaine dans la sculpture des années 1970 à nos jours.

En rupture avec l’abstraction, l’hyperréalisme est une tendance artistique née dans les années 1960 aux États-Unis. À l’époque, des peintres et des sculpteurs et sculptrices souhaitent offrir une nouvelle forme de réalisme en lien avec la société contemporaine. S’inspirant parfois des effets spéciaux utilisés dans le cinéma, ils recourent à des matériaux inédits comme le silicone, la résine de polyester et la fibre de verre afin de restituer dans le détail l’apparence et les textures du corps humain. Ces pionniers et pionnières, et les générations d’artistes qui ont suivi, font preuve d’une telle précision technique que leurs œuvres semblent surgir du réel.

Dans une scénographie inédite, l’exposition rassemble des sculptures de ces pionniers et pionnières et d’artistes de renom, tels que Berlinde De Bruyckere, Maurizio Cattelan, Carole A. Feuerman, Duane Hanson, Sam Jinks, Tony Matelli, Ron Mueck, Evan Penny, Patricia Piccinini, Lili Reynaud-Dewar et George Segal. La présentation du MNBAQ est par ailleurs enrichie de créations d’artistes du Québec et du Canada, qui s’inscrivent dans ce mouvement artistique à la lisière du réel : Alain Benoit, Stanley Février, Louis Fortier, Milutin Gubash, Karine Payette et Mark Prent.

Véritables miroirs de la condition humaine, leurs œuvres mettent en scène les transformations de la société et celles de notre rapport au corps au fil des cinquante dernières années. L’approche illusionniste de ces artistes donne corps à des réflexions sur l’expérience humaine. Leurs créations traitent de sujets universels – l’enfance, la vieillesse, la solitude, la relation à soi, le passage du temps et la mort – tout en adoptant une posture critique vis-à-vis du monde d’aujourd’hui, avec des prises de position qui vont bien au-delà du simple défi de ressemblance.

Est-ce un personnage réel? Est-ce une sculpture? Leurs œuvres en trois dimensions brouillent les frontières entre l’art et la science, et explorent les thèmes du simulacre, de la manipulation génétique ou de la conscience de soi. Le titre de l’exposition fait d’ailleurs écho au célèbre tableau de René Magritte, sur lequel on peut lire « Ceci n’est pas une pipe », remettant en question le rapport de l’art à la réalité.

Pour plus de détails et photos, visitez le site du Musée dans la sélection de la programmation, bonne visite