CASSE-NOISETTE avec Les Grands Ballets Canadiens de Montréal
Du 5 au 8 décembre 2013, la maison Simons présente « Casse-noisette » avec Les Grands Ballets Canadiens de Montréal au Grand Théâtre de Québec et c’est tout un cadeau que l’on se doit de déballer sans faute. Toute la magie de Noël semble se retrouver sur la scène et se livre à nous au fur et à mesure de la soirée.
Après la lecture du conte dans le foyer et le choix de la souris du jour (Samantha Delisle, 7 ans de St-Marc des Carrières),les portes du Grand Théâtre s’ouvrent sur la première de Casse-Noisette à Québec cette année et on entre dans le pays de l’émerveillement immédiatement grâce au décor imaginatif qui nous y attend…cadre interactif avec de la neige déferlant sur un paisible village au royaume de la neige.
La nuit tombe et la magnifique musique de l’OSQ amorce le programme; le rideau se lève pour nous dévoiler cette belle histoire, conte d’hiver et de féerie. Les décors superbes de Peter Horne sont vraiment
magiques nous livrant ses secrets, couches par couches, de manière élégante et efficace ajoutant à la rêverie du moment qui débute la veille de Noël où toute la famille est réunie chez la petite Clara pour une grande fête.
Les petits cherchent à s’amuser en attendant la distribution des jouets qui se fait de manière grandiose grâce à l’aide du parrain de Clara, le docteur Drosselmeyer qui semble être un magicien leur offrant un spectacle éblouissant de colombine et arlequin dansant, en plus des présents. La procession des cadeaux et le bal des belles se poursuivent jusqu’à ce que le frère de Clara, Fritz, brise le joli casse-noisette qu’elle avait reçu mais le parrain le répare pour son plus grand plaisir.
La nuit venue, Clara qui était redescendue près du sapin dans le salon, s’endort et c’est le monde imaginaire qui prend le dessus où souris, rats et soldats de plomb envahissent la pièce pour livrer une bataille sans merci. Clara est en danger alors son casse-noisette s’anime, vole à son secours et ce faisant se transforme en prince charmant. Celui-ci l’entraîne alors au Pays des neiges où sa rêverie prend des teintes d’hiver et de nuit sur fond de lune nous montrant la beauté des danseurs offrant un grand ballet semblant presque irréel dans ce décor dépassant l’imagination…totalement enchanteur et spectaculaire.
Les flocons tourbillonnent autour d’eux dans une danse scintillante avant que les rennes ne les amènent au Royaume des friandises où ils rencontreront la Fée Dragée et son cavalier, les trois chefs, les anges bonbon-mousse dans une forêt dorée qui change selon les intervenants dans un palais splendide suspendu dans un beau ciel bleu.
Se faire bercer sur une canne en bonbon géante et se voir offrir une montagne de gâteries c’est un rêve accessible seulement au pays de la gourmandise. Le ballet se poursuit dans la joie avec un soupçon d’Espagne à la sauce au chocolat suivi d’un mélange d’épices indiennes le tout au clair de lune. Les décors changent au gré de la voilure floconneuse nous amenant par un détour de chinoiseries ou d’acrobaties russes, continuant ce tour du monde impromptu avec un Roi bonbon mettant son grain de sel et qui fait bien rire petits et grands.

Les costumes flamboyants sont de tous les tableaux mais celui de la valse des fleurs, un pur délice, nous entraîne dans ce monde éblouissant nous faisant entrer dans leur danse féerique grâce à la musique de Tchaïkovski si bien traduite par les musiciens de l’OSQ dirigés par le chef Allan Lewis. Une trame pénétrante, romantique ou romanesque qui donne une dimension supplémentaire à ce ballet magnifique où les mouvements et lignes de leurs corps sont une œuvre d’art en perpétuel changement nous captivant à chaque instant…un incontournable trésor des fêtes.




